Médicamenteux

Avant de parler de traitement médicamenteux, il faut quand même souligner une chose importante : aucun traitement médicamenteux ne peut guérir l'endométriose mais il est important de prendre une pilule qui sera prise en continu afin de limiter l'évolution de l'endométriose.

Les traitements les plus utilisés : 

  •   Analogues agonistes GnRH (énantone, décapeptyl, danazol...) qui servent à mettre en ménopause artificielle  "ne devant pas être prescrit plus de 6 mois dans toute une vie" ;
  • Pilule progestative tels que lutéran, lutényl, surgestone... ; qui sera prise en continue afin que la patiente n'est plus de règles;
  • Stérilet de type mirena.
  • Les AINS (anti-inflammatoire), bien respecter la posologie indiqué par votre médecin ainsi que sa durée. Ils peuvent être très dangereux si ils sont mal utilisé ou pris sur une longue durée.
  • Les antalgiques.

La prise en charge de la douleur peut se faire dans des centres spécialisé en douleur comme les soins palliatifs, cette prise en charge doit être faite si les traitements proposés par votre médecin généraliste ou gynécologue ne vous conviennent pas.

 

Nous lisons actuellement beaucoup de choses concernant les analogues agonistes GnRH, il est donc pour nous important de vous informer sur les recommandations faites sur ses traitements.

A la demande de la CNAMTS (Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés), l'AFSAPS a donc proposé des recommandations sur les traitements médicamenteux de l'endométriose. Pour plus de transparence vous pouvez consulter le site de l'AFSAPS et taper le mot endométriose dans leur moteur de recherche.

Concernant les analogues de la GnRH (aussi connu sous le nom de LH-RH), il est préconisé de limiter l'usage à 6 mois sauf Enantone qui peut être prescrit durant 1 an. En aucun cas il est mentionné que ce genre de traitement peut éventuellement dans certains cas être utilisé sur une plus longue durée. Il est bien mentionné que l’AMM (Autorisation de mise sur le marché des Médicaments) à limité cette usage en raison de la perte osseuse qu’ils induisent en traitement prolongé et également qu’il n’est pas recommandé d’entreprendre une seconde cure et ce même à distance, par agoniste GNRH.

L'argumentaire: 

La durée du traitement est limitée à 6 mois. Il n’est pas souhaitable d’entreprendre une seconde cure par le même ou un autre analogue de la GNRH. Mais rappelant que concernant l’Enantone il pouvait être pris pendant 1 an et être associé à une hormonothérapie de substitution (add-back therapy) à partir du 3ème mois.

Selon les chiffres de la CNAMTS publiés dans cet argumentaire (concernant les années 2000/2001/2002) nous pouvons constater qu’en l’an 2000 le montant de remboursement sur Décapeptyl LP 3 a été de 11 481 224 euros, sur l’année 2001 de 10 156 963 euros, et sur l’année 2002 de 9 202 864 euros.

Concernant Enantone LP 3,75 en l’an 2000 le remboursement a été de 10 752 941 euros, sur l’année 2001 de 9 750 916 et en 2002 de 8 994 131 euros.

Rappelons que cet argumentaire a été effectué en décembre 2005.

L’effet du traitement sur la douleur : Dans les deux groupes thérapeutiques (sous danazol ou sous analogue), il existerait une reprise des douleurs 12 mois après l’arrêt du traitement.

Enfin une étude a été mené en 2001 concernant l’utilisation des agonistes de la GNRH en post-opératoire qui démontre que l’utilisation de ce genre de traitement n’avait aucun avantage sur les patientes atteintes d’endométriose stade III et IV.

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