Témoignages hystérectomie

Vécu par Katy (Fondatrice de l'association)

Pour ma part, j'ai eu une hystérectomie totale (utérus + col de l'utérus) et conservatrice (j'ai gardé mes ovaires).

Cela se passe comme pour la cœlioscopie, sauf qu'on a un trou supplémentaire, et qu'en plus d'explorer et détruire les souches d'endo, ils enlèvent l'utérus et souvent le col de l'utérus, voir même les ovaires. Comme je n'étais pas si vieille et que les ovaires n'étaient pas trop touchées, ils ont réussi à me les conserver pour éviter les soucis d'une ménopause précoce (ostéoporose, bouffées de chaleur etc...).

Par contre la convalescence a était plus longue... j'ai eu des bas de contention et des piqure tous les jours contre les phlébites.

A la sortie de l'hôpital, on m'a donné un mois complet d'arrêt maladie, mais ce n’était pas assez et le chirurgien a rajouté quinze jours de plus. J'ai donc repris au bout d'un mois 1/2 d'arrêt, mais je l'ai regretté, j'en ai bavé, c'était encore un peu trop tôt, donc comptez plutôt deux mois.

 

 

Vécu par Céline (Fondatrice de l'association)

J'ai eu une hystérectomie totale (utérus + col de l'utérus) et conservatrice, j'ai gardé mon ovaire droit.

Au départ on vous prévoit une cœlioscopie avec possibilité de laparotomie.

 

(J-1) Vous rentrez la veille à l’hôpital. On vérifie s’il faut vous raser ou pas, mais comme j’avais prévu le coup j’étais tranquille sur ce point de vue là. On vous demande de prendre une douche à la Bétadine, bin non je suis allergique à l’iode, donc on vous donne un autre produit et une blouse propre (avec toujours les fesses à l’air). Vous avez le droit de manger un bouillon et à partir de minuit à la diète.

Les infirmières et le chirurgien vient vous voir, parler de ce qui vous attend le lendemain (ça c’est dans le meilleur des  cas !). Le soir on vous donne une petite pilule pour vous détendre et dormir. Et là patience, il faut attendre jusqu’au départ au bloc. Surtout ne pas trop stresser, plus on est détendu moins on souffre au réveil et de par mon vécu je vous assure que c’est vrai.

 

(J) On vous demande à nouveau de reprendre une douche complète, re-blouse et re-pilule. Zen. Surtout retirez tous vos bijoux, interdit au bloc, sinon ils vous les enlèveront du façon ou d’une autre, doigts gonflés ou pas.

Au bout d’un moment on vient vous chercher, enfin ! Arrivée dans le bloc, à part l’anesthésiste qui essaye de faire de l’humour, on vous ignore, ce qui n’est pas facile moralement. Hé oh ! J’essaye d’être zen moi !!! Et là brouillard et bon gros dodo.

Je commence à faire surface dans la salle de réveil, j’ai mal… je pleure je ne sais même pas pourquoi, je vois du monde qui bouge, des infirmiers, hé oh je suis là ! Mais pas un son sort de ma bouche, elle est trop sèche. Ca y est ! Il y en a un qui vient me voir, il m’explique que tout c’est bien passé, qu’il me gardait encore une bonne heure avec lui et ensuite on me monte dans la chambre. Ok, moi je dors.

Dans la chambre, le réveil se passe relativement bien, les gaz ne m’ennui pas. Mon ventre me tiraille, mais normal vu que je sors du bloc. Par contre comme je n’ai pas pu prendre mes traitements antidouleur (névralgie pudendale) mon dos me fait terriblement souffrir et je fais une crise de manque (vive les médocs). Des perfs à gogo, xylocaïne, morphine, GH5.

 

(J+1) On me retire la sonde urinaire, et là je peux me déplacer (horreur de rester coincé….).Contente.

 

(J+3) Sans explication visible, me voilà  avec 40 de fièvre, alors que je devais rentrer chez moi. Certes j’avais une infection urinaire mais ça n’expliquait pas tout. Des douleurs au ventre qui commençait à s’imposer un peu de trop, diarrhée. Et là commence la galère. Prise de sang, analyse d’urine.

Le chirurgien ne comprenait pas trop ce qu’il se passait, donc il décide de me mettre à la diète au cas où je dois retourner au bloc, et hop re-perf.,  du GH5 (pas bon pour mon diabète ça !). Mon ventre s’est durci, la fièvre ne baisse pas, il craint une appendicite, pendant ce temps on m’a ajouté une perf d’antibiotique.

 

(J+4) Scanner, j’ai une hémorragie au niveau de la cicatrice du vagin, à surveiller.

 

(J+7) Toujours hospitalisée et toujours à la diète, en attente du staff pour bloc ou pas (hé oui weekend férié donc longue attente).

On me refait analyse d’urine, analyse de sang, ma fièvre est tombée, toujours des problèmes digestifs. Et la bonne surprise, le chirurgien me dit que ça va  et que je peux rentrer à la maison et je dois le revoir dans 4 jours avec une nouvelle analyse de sang. Ouf. (et tout c’est bien passé ensuite)

 

Ensuite c’est la convalescence à la maison qui commence, il faut être sage et ne pas présagé de ces forces, sinon le bidou nous rappelle à l’ordre très vite.

 

La convalescence est assez longue, on ressent toujours ces règles alors que l’on ne les a pas (faut compter une année à peu près). Ne pas reprendre le boulot trop vite, quand le médecin met un mois d’arrêt ce n’est pas pour rien je vous l’assure.

 

 

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