Hystérectomie

 
Ce qu’il faut savoir avant de prendre votre décision.
 
 
 
L’hystérectomie c’est quoi ?
 
L’hystérectomie est une procédure chirurgicale qui consiste à enlever l’utérus.
 
Dans le cas qui nous concerne en temps que femme atteinte d'endométriose, c’est normalement la dernière solution qui nous est proposée, lorsque l’endométriose revient trop vite après une cœlioscopie, ou quand les atteintes sont trop grandes pour pourvoir être réparées ou quand les traitements ne donnent rien.
 
 
Il est à noter que l’hystérectomie n’est normalement pas proposée aux femmes de moins de 35 ans, ceci à cause des effets secondaires et des risques à long termes.
 
 
 
Quatre types d'hystérectomies peuvent être réalisées selon le problème à traiter et l’âge de la patiente :
 
 
- L'hystérectomie subtotale : qui consiste à enlever l'utérus, mais on laisse le col de l'utérus en place.
 
- L'hystérectomie totale : au cours de laquelle l'utérus et le col de l’utérus sont enlevés.
 
- L'hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie : (dite non conservatrice) au cours de laquelle l'utérus, le col de l'utérus, mais également les ovaires et les trompes de Fallope sont enlevés.
 
- L'hystérectomie radicale : qui est pratiquée dans le cas de cancers gynécologiques invasifs, associe l'hystérectomie totale avec les trompes et les ovaires et en plus l'ablation du 1/3 supérieur du vagin et des ganglions lymphatiques pelviens.
 
 
Plusieurs techniques opératoires sont possibles et choisies, là encore, selon la pathologie à traiter, la morphologie et les antécédents de la patiente.
 
 
Il est ainsi possible de réaliser des hystérectomies :
 
- Par voie naturelle : l'utérus est enlevé par le vagin (pas de cicatrice apparentes)
 
- Par cœlioscopie : 3 petits trous pour permettre le passage des outils
 
- Par laparotomie : en ouvrant le ventre comme pour une césarienne.
 
 
Il est également possible de combiner ces différentes méthodes suivant les cas.
 
 
 
 
Katy (fondatrice de l'association) nous en dit plus :
 
Ce qui change après une hystérectomie ?
 
 
Si il n'y a pas eu retrait des ovaires :
 
Pas grand chose, à vrai dire, si ce n'est naturellement que vous n'avez plus vos règles, ce qui au début peut être déstabilisant je vous l'accorde. Mais on s'y fait très vite.
 
Si vous n'avez plus ni utérus ni col de l'utérus, vous n'avez plus besoin de faire de frottis.
 
L'utérus étant un organe représentatif de la féminité, il est conseillé de faire un suivi psychologique afin de réussir à en faire son deuil.
 
Après l'opération vous aurez sûrement des pertes brunes et odorantes durant quelques semaines, rassurez vous c'est normal, et cela va cesser ensuite.
 
Durant quelques mois ne portez pas de charge lourde, car même si vous avez été opérée par voie basse ou par coelio, ce n'est pas une opération anodine, et il faut prendre toutes les précautions, car il y a malgré tout un risque de prolapsus ( descente d'organes) surtout si votre plancher pelvien est faible.
 
Il n'est pas rare également d'avoir une infection urinaire après l'opération, mais de nos jours les traitements pour cela sont très efficaces, et rapide. Mais buvez beaucoup d'eau néanmoins pour éviter ce problème.
 
 
Si il y a eu retrait des ovaires :
 
Dans ce cas là, c'est plus compliqué, car vous allez vous retrouver ménopausée quelque soit votre age, et forcement les symptômes liés à la ménopause vont apparaître à savoir :
 
- Les bouffées de chaleur
 
- Variation de poids (prise ou perte)
 
- Les sueurs nocturnes
 
- L’irritabilité
 
- Les sécheresses vaginales
 
- La baisse de libido
 
- Les troubles du sommeil (insomnie, cauchemars…)
 
- Les troubles urinaires
 
- Les migraines.
 
 
Pour ces désagréments, il existe des traitements hormonaux qui peuvent être donnés directement après l’intervention pour éviter (ou plutôt limiter) ces effets climatériques.
 
 
Il faut également savoir que même si les ovaires ne sont pas enlevés, certaines femmes peuvent être ménopausées suite à l'intervention.
 
Dans ces cas, la ménopause serait causée par la diminution de la quantité de sang amenée jusqu'aux ovaires. Cette diminution aurait pour effet d'empêcher les ovaires à produire des hormones en quantité suffisante.
 
 
 
 
Quels sont les risques à long terme d’une Hystérectomie précoce ?
 
 
*Cette liste est non exhaustive et est susceptible d’évoluer*
 
 
- L’ostéoporose
 
- L’arthrose
 
- Le prolapsus : aussi appelé descente d'organes.
 
 
Il faut savoir que lorsque l'utérus est enlevé, d'autres organes tels que les intestins et la vessie peuvent descendre vers le bas et engendrer des problèmes comme :
 
- Constipation
 
- Incontinence urinaire (difficultés ou incapacités à contrôler sa vessie).
 
- Douleurs lors de la pénétration du pénis, doigts ou autres objets dans le vagin.
 
 
Il y a également des répercutions psychologiques.
 
Le retrait d’un organe comme l’utérus et/ou les ovaires est une intervention très importante qui selon l’âge peut nécessiter l’intervention d’un psychothérapeute. Toutes les femmes n’ont pas de soucis après l’ablation de leurs utérus mais d’autres doivent faire le deuil de leurs grossesses futures.
 
Même les femmes qui ont des enfants et qui au moment de l’intervention n’en désire plus peuvent avoir le contre coup de l’opération quelques temps après.
 
Le suivi psychologique n’est pas obligatoire après l’opération, néanmoins il est fortement recommandé.
 
On touche une corde sensible, ce qui fait de nous des femmes.
 
Il faut également savoir que la chute d’hormone engendrée par l’ablation peut entraîner les mêmes symptômes qu’un baby blues, un changement au niveau du comportement, irritabilité, crises de larmes et insomnies.
 
 
 
 
Et la sexualité dans tout ça ?
 
 
*Après beaucoup de recherche sur internet et auprès du personnel médicale dans mon entourage voilà les choses qui reviennent les plus souvent, ce ne sont pas des généralités toutes les femmes réagissent différemment. (Le plus important étant d’avoir un soutien sans faille de son partenaire)*
 
- L’impression d’avoir perdu sa féminité, ne plus être attirante uniquement à cause de cette perte.
 
- Les douleurs fantômes, ce sont en générale les douleurs qui étaient déjà ressenties avant l’opération mais qui reste malgré l’intervention et sans aucunes raisons apparentes.
 
- L’orgasme difficile a atteindre, après une opération comme celle-ci peux entraîner une modification du ressenti. Ce qui vous faisait grimper aux rideaux avant ne vous ferra peut-être plus rien….
 
- La baisse de libido du à la baisse d’hormones peut également entraîner une baisse de la lubrification et donc des douleurs à la pénétration en plus du manque de désire.
 
 
 
 
L’hystérectomie la solution miracle ?
 
 
Dans certains cas oui, c’est la solution aux problèmes d’endométriose interne (appelée adénomyose) avec la disparition de tous les désagréments de la maladie. Nous avons eu des témoignages très positifs concernant c’est intervention.
 
Mais voilà, comme pour l’endométriose, il existe autant de cas différents que de femmes malades.
 
Comme nous ne sommes pas dans le monde des bisounous, nous nous devons également de vous dire que quelques fois cette intervention ne change absolument rien !
Surtout pour les endométriose externe à l'utérus.
 
Les douleurs sont toujours là et l’endo continue sa progression, plus lentement mais tout aussi sûrement qu’avant.
 
A ça il faut ajouter la liste de tout les risques à court et long terme énumérés plus haut.
 
 
 
 
La convalescence ?
 
 
- Un traitement anticoagulant et des chaussettes de contention sont prescrits pendant la période d’hospitalisation et pendant les semaines suivantes, afin de réduire le risque de phlébite (formation d’un caillot dans une veine des jambes) ou d’embolie pulmonaire.
 
- Généralement l’arrêt de travail est de un mois, mais suivant les cas peut être rallongé à l’issue.
 
 
 
 
Des recommandations avant l’hystérotomie ?
 
 
Oui nous en avons plusieurs :
 
- Demander un second voir même un troisième avis
 
- Se renseigner sur les éventuelles autres possibilités
 
- Prendre connaissance des points négatifs
 
- Peser le pour et le contre avant de prendre sa décision.
 
 
 
 
Conclusion
 
 
Quelque soit le type d’intervention cela reste une opération importante qu’il ne faut pas négliger tant sur le plan physique que psychologique et donc ne pas prendre à la légère.
 
Quoi qu’il arrive, cette décision est à prendre une fois que vous avez toutes les informations en mains.
 
Cette décision doit être prise par vous, mais si possible en accord avec votre conjoint.
 
Votre corps vous appartient. Mais sans le soutien total de votre conjoint vous risquez de vous retrouver seule face à cette épreuve.

 

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