la rectosonographie

la rectosonographie

mis en ligne le  30/09/2012

Le professeur Gilles Dubernard et son équipe de l’Hôpital de la Croix Rousse à Lyon ont mis au point un nouvel examen pour les femmes ayant /aune suspicion d’endométriose avec atteinte digestive. Beaucoup moins lourd et douloureux que les examens actuels (scanner et IRM) et permettant une meilleure vision des lésions.

Il s’agit de la rectosonographie : après un lavement à base de « Normacol » par exemple, la patiente vient pour une échographie pelvienne par voie vaginal couplée à une opacification du bas de l’intestin avec de l’eau La qualité de l’imagerie est très performantes et très bien supportée par la patiente, qui n’a alors aucune douleurs, contrairement aux imageries par scanner ou IRM ou on nous met du gel, qui écrasent les lésions, nous donnant des douleurs et les rendant de ce fait moins visible. L’avantage de l’eau c’est qu’elle n’écrase pas les lésions qui sont de ce fait bien plus visible pour le praticien.

Ne cherchez pas sur le net, c'est tout nouveau (a peine quelques mois) j'ai eu l'info directement du professeur Dubernard lors d'une consultation. Il a même pris le temps, en plus de l'explication, de me montrer des clichés d’échographies faites avec cette méthode, directement sur l'appareil... et même moi qui n'y connais rien en imagerie, j'ai pu reconnaitre les lésions d'endométrioses, car vraiment visibles.

voici l'article trouvé sur le sujet                                                             rajouté le 24/02/2013

 "La rectosonographie 3D : une nouvelle technique d’échographie transvaginale en trois dimensions avec contraste intrarectal pour le diagnostic de l’endométriose profonde recto-sigmoïdienne

C.A. Philip 1, C. Bisch 2, C. Huissoud 2, G. Dubernard 2

1. Hospices civils de Lyon

2. Centre hospitalo-universitaire de la Croix Rousse, Hospices civils de Lyon

Correspondance : caphilip@hotmail.fr

Introduction.

 L’endométriose profonde postérieure (EPP) pose nombre de problèmes diagnostiques et thérapeutiques. L’imagerie par résonance magnétique (IRM), examen de référence dans l’endométriose, est prise en défaut lorsqu’il existe des lésions pelviennes postérieures, notamment dans les atteintes recto-sigmoïdiennes. Nous décrivons dans cette étude une nouvelle technique combinant l’échographie transvaginale (ETV) classique, l’échographie en 3 dimensions (3D) et l’utilisation de sérum physiologique comme contraste intra-rectal, que nous avons baptisée rectosonographie en 3D (3D-RSG), avant d’évaluer sa faisabilité, sa tolérance et ses performances diagnostiques.

Matériel et méthode.

 Dans cette étude descriptive de type prospective non contrôlée, les patientes étaient sélectionnées sur la présence de symptômes évocateurs d’EPP. Après préparation colorectale par lavement, elles subissaient un examen gynécologique classique puis une ETV avec clichés en 3D. Ensuite, une injection intra-rectale de 100 à 120 ml de sérum physiologique était réalisée dans le but d’améliorer les performances de l’examen.

Résultats.

 Vingt-trois patientes ont subi une 3D-RSG entre avril et juillet 2012. Toutes les procédures ont été bien tolérées par les patientes. Deux examens (8,7 %) ont été arrêtés pour raisons techniques. Huit nodules recto-sigmoïdiens ont été diagnostiqués. Deux nodules retrouvés à l’IRM n’avaient pas été vus en 3D-RSG, tandis qu’un des nodules n’a pas été retrouvé à l’IRM. On retrouvait une sensibilité, une spécificité, une valeur prédictive positive et négative de 0,75 ; 0,92 ; 0,86 et 0,92 respectivement.

Conclusions.

La 3D-RSG est une nouvelle méthode performante pour le diagnostic de l’endométriose recto-sigmoïdienne. Nous proposons de réaliser cet examen en première intention lorsque ce diagnostic est suspecté, bien que d’autres études soient nécessaires pour l’affirmer."

sources : http://www.cngof.asso.fr/D_TELE/2012_JFROG.pdf

 

 

 

3 votes. Moyenne 5.00 sur 5.